La Renaissance en Région Centre-Val de Loire [ inventaire photographique ]

08/07/2019

 

 

La Renaissance... À l’entour de son berceau, se penchent les rois Charles VIII, Louis XII, François Ier, le plus grand poète français de ce temps, Pierre de Ronsard, le génie le plus universellement reconnu, Léonard de Vinci... Les célébrations du 500e anniversaire de sa mort, au Clos Lucé à Amboise, comme celles de l’ouverture du chantier de Chambord à l’instigation de François Ier, deux évènements marquants de cette histoire, justifieraient s’il en était besoin la décision de la Région Centre-Val de Loire d’inviter le Service de l’Inventaire régional à offrir au public un florilège de photos, puisées aux trésors accumulés depuis la création du Service de l’Inventaire. Ce sont donc les images qui sont privilégiées dans cette publication, qui adopte, mais ce n’est sans doute pas sans intention délibérée, un format à l’italienne. La couverture donne ainsi le ton avec la coupole de la chapelle du château d’Anet.

 

Romancière et violoniste, Léonor de Récondo a été invitée à une carte blanche, dans laquelle elle évoque par un texte poétique, à travers le regard et l’émotion d’un personnage féminin, Isabeau, la disparition de Léonard, le génial florentin concepteur, en Région Centre-Val de Loire, de l’escalier monumental de Chambord.

 

Martine Lainé, s’appuyant sur sa riche expérience de chercheur à l’Inventaire, synthétise en quelques courts paragraphes, la démarche de l’Inventaire, les caractéristiques historiques de la Renaissance en Région Centre-Val de Loire, et elle justifie « l’approche topographique et lexicale »  au cœur de la méthode pratiquée par les chercheurs de l’Inventaire. La restitution de ces recherches auprès d’un large public ambitionne à juste titre une dimension pédagogique. Cet ouvrage en témoigne dans le choix d’un parti pris graphique au service de l’image : l’introduction entre crochets de termes d’architecture notamment, explicités grâce à leur définition succincte, qui facilite grandement la compréhension du lecteur, inégalement familier de ce vocabulaire technique. Peut-être, dans cet esprit, fallait-il systématiser la démarche, et que, par exemple, le cliché légendé « serrure avec palâtre »  reçoive l’accompagnement du terme technique palâtre : « Plaque de tôle formant le fond du coffre d'une serrure » pour que la « surprise renouvelée » s’accompagne de cet autre trésor enclos dans la signification du mot.

 

Claude Quillivic, conservateur régional de l’Inventaire, retrace la Mission héliographique confiée en 1851 par la  nouvelle commission des Monuments historiques aux photographes Le Gray et Mestral. Elle avait pour tâche de « photographier quelques-uns des sites les plus remarquables du patrimoine architectural français ». D’une tout autre ambition est la création par André Malraux en 1964 de « l’Inventaire général du patrimoine culturel », dont la compétence a été transférée aux Régions en 2004. Claude Quillivic assigne aux photographes le projet de « nous rendre désirables certains édifices ou objets que nous n’avons pas encore su reconnaître » et il note en conclusion : « Les photographes du service régional de l’Inventaire, dans les traces de leurs prédécesseurs, s’y emploient avec clarté, mesure et réserve, mais non sans réflexion esthétique. »

 

L’ouvrage réalisé pour ces célébrations de la Renaissance en Région Centre-Val de Loire atteint déjà magnifiquement un premier objectif : rendre ô combien désirables, pour les habitants de notre territoire et pour les touristes qui le visitent, les découvertes émerveillées de ces châteaux, moulins, églises, abbayes et des paysages qui les ont inspirés ou accueillis, sur les rives de la Loire et de ses affluents. Des détails de sculptures, de tableaux, le tympan d’une porte ou les visages souriants d’éternité des enfants de Charles VIII, l’échappée d’un jardin ou le flamboiement d’un vignoble, le scintillement précieux des verrières, toute cette exaltation de la beauté capturée par les photographes en instants de grâce successifs, chantent les madrigaux de la Renaissance dans la clarté de leurs voix singulières.


Les six subdivisions du livre s’affranchissent des limites départementales : Beauce et Perche ;  Orléanais, Gâtinais et Giennois ; Sologne et Blésois ; Touraine ; Indre et sud Touraine ; Berry entre Cher et Loire. Concert à six parties, elles libèrent par leurs tessitures le rêve de chacun, qui bondit plus délié et plus souple à chaque page tournée.

 

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Éditions Lieux-Dits

192 pages
212 illustrations
Couverture cartonnée sous jaquette

24€

 

> Présentation de l'ouvrage sur le site de l'éditeur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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