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Cartes postales anciennes : les églises de France vers 1900

L’iconothèque du Centre François-Garnier a recueilli au fil des années un ensemble remarquable de cartes postales anciennes, véritable trésor iconographique, riche en connaissances multiples pour des édifices qui ont parfois subi les assauts de deux guerres mondiales au XXe siècle. Cet ensemble s’est formé par agrégation autour du fonds Philippe Chapu : plusieurs milliers de cartes postales anciennes couvrant la presque totalité des départements de France ; du fonds Jean-Louis Desplaces, caractérisé par un ancrage régional de cartes postales anciennes montrant des églises, châteaux, scènes populaires du Berry, ainsi que des fontaines aux saints ; de la collection Andrée Renon, orientée vers les stalles et leurs miséricordes.


L’ample collection du Centre François-Garnier vient encore d’être enrichie par le don généreux d’un adhérent, qui a remis à l’Association 50 cartes postales montrant des vues extérieures et intérieures d’églises vers 1900. Une belle suite regroupe des églises parisiennes : Sorbonne, Saint-Séverin, Saint-Jacques-du-Haut-Pas, Saint-Nicolas-du-Chardonnet, et surtout Saint-Étienne-du-Mont (vues extérieures et intérieures, notamment le splendide jubé). Une autre série illustre le Mont-Saint-Michel (vue générale du Mont, cloître, réfectoire de l’abbaye, crypte de l’Aquilon). Une autre encore a pour objet Saint-Émilion et son église troglodytique.


Les cathédrales sont bien représentées dans ce don : Vannes, Le Puy, et une belle vue extérieure magnifiant la façade occidentale de la cathédrale d’Amiens. Alors que cette carte postale était éditée, Marcel Proust achevait la traduction du livre-culte de Ruskin, La Bible d’Amiens, parue en 1903. Le moment est peut-être choisi comme invitation pressante à relire ce texte-clé, en ces jours où les Commémorations nationales célèbrent le centenaire de la mort de l’auteur de La Recherche du Temps perdu. Ces cartes postales anciennes nous permettent de remonter des décennies de notre histoire et de partir à la recherche du patrimoine religieux honoré à la Belle Époque avec ce souffle magique de poésie, qui nous ouvre au seuil du Temps retrouvé.



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